abordages

Avant mai

Trois hommes marchent dans l’obscurité.‭ ‬L’un d’entre eux porte un objet sous son manteau.‭ ‬Il le tient avec ses deux bras,‭ ‬comme un nourrisson qui serait devenu trop lourd trop vite.‭ ‬Les deux autres ne cessent de regarder à droite,‭ ‬à gauche,‭ ‬inquiets de voir surgir quelqu’un.‭ ‬Mais au milieu de la nuit,‭ ‬le port est désert.

Ils arrivent au dock.‭ ‬Face à eux,‭ ‬l’eau noire et lente irrigue La Boca et le port de Buenos Aires.‭ ‬L’homme avec l’objet entre les bras s’accroupit et attend‭ ; ‬ses deux camarades descendent une échelle métallique dont les barreaux sont scellés à la paroi verticale.‭ ‬Parvenus au niveau de l’eau,‭ ‬ils détachent une barque puis font signe au troisième.‭ ‬Les lumières de la ville toute proche arrachent quelques reflets dorés à l’objet qui descend lentement au bout d’une corde,‭ ‬mal enveloppé dans un tissu.‭ ‬Dès qu’il atteint l’embarcation,‭ ‬le troisième homme s’engage sur l’échelle et les rejoint.‭ ‬Puis la barque s’écarte en silence,‭ ‬propulsée par deux avirons.‭ ‬L’homme qui rame ne pense qu’à une chose‭ ‬ :‭ ‬ne faire aucun bruit,‭ ‬plonger et sortir les pales de l’eau comme si elles en tranchaient la surface.

Il ne leur faut que quelques minutes pour atteindre leur objectif,‭ ‬la bouée rouge qui marque le chenal d’entrée de l‭’‬arroyo Maciel‭ – ‬un petit affluent du Riachuelo,‭ ‬rivière qui se jette dans l’estuaire du Rio de la Plata,‭ ‬le grand fleuve aux abords duquel a grandi la capitale argentine.‭ ‬Un dernier regard,‭ ‬personne‭ ; ‬ni sur l’eau ni sur les quais.‭ ‬L’un des hommes soulève l’objet.‭ ‬C’est une cloche en bronze.‭ ‬Elle a tiédi au contact de la chaleur humaine.‭ ‬Une corde y est nouée,‭ ‬celle avec laquelle ils l’ont descendue dans la barque.‭ ‬Un des hommes plonge ses bras dans l’eau froide et l’attache,‭ ‬sous la surface,‭ ‬à l’anse immergée par laquelle la bouée est amarrée à un corps-mort au fond du fleuve.‭ ‬Le troisième homme fait contrepoids de son corps pour que la barque ne chavire pas.
Le port de Buenos Aires, 1901
Lorsque tout est bien amarré,‭ ‬l’un des hommes fait un signe de tête.‭ ‬Alors ils plongent la cloche dans l’eau,‭ ‬en veillant à bien tenir le battant pour qu’elle ne tinte pas.‭ ‬Ils la lâchent et la cloche coule en oscillant comme un papillon.‭ ‬Elle disparait et les hommes savent qu’elle est arrivée au bout,‭ ‬suspendue sous l’eau,‭ ‬quand une petite secousse ébroue la bouée.

Cette nuit était si obscure que personne ne se souvient du nom des hommes qui viennent de dissimuler une cloche en bronze au milieu du port.‭ ‬Tant d’années ont passé que le bras du fleuve que marquait la bouée rouge,‭ ‬l‭’‬arroyo Maciel,‭ ‬a été canalisé :‭ ‬rues et maisons lui ont poussé sur le dos.

Les trois hommes rejoignent la rive,‭ ‬amarrent la barque et rentrent chez eux avec la fierté du devoir accompli.

***

 
La cloche avait été fondue un peu plus d’un an auparavant,‭ ‬commandée à un artisan par les ouvriers du chantier naval Grondona.‭ ‬À cette époque la marine à voile existait encore et de nombreux vaisseaux en bois chargeaient et déchargeaient à Buenos Aires.‭ ‬Ils venaient d’Amérique du Nord ou d’Europe en descendant l’Atlantique,‭ ‬de la côte ouest des États-Unis en doublant le Cap Horn,‭ ‬ou bien naviguaient en cabotant le long des côtes sud-américaines.‭ ‬De nombreux ateliers proposaient leurs services aux armateurs pour remettre en état les navires fourbus et endommagés par les océans,‭ ‬ou pour finir les bateaux qui sortaient des chantiers navals de Buenos Aires.‭ ‬Grondona,‭ ‬qui était l’un des plus importants,‭ ‬avait pour activité principale le calfatage.‭ ‬Des dizaines d’ouvriers spécialisés travaillaient sur les coques et les ponts des bateaux en insérant de la jute,‭ ‬de l’étoupe de lin ou du chanvre mélangé à du brai‭ – ‬résidu de la distillation de goudrons de pétrole,‭ ‬de houille,‭ ‬de bois,‭ ‬ou autres matières organiques‭ – ‬entre les planches du bordage des voiliers.‭ ‬L’opération imperméabilisait les navires,‭ ‬mais elle devait régulièrement être renouvelée en cale sèche.

À cette époque il était fréquent que les ouvriers triment dix,‭ ‬douze ou quatorze heures par jour,‭ ‬pour des salaires de misère,‭ ‬dans des conditions de travail déplorables.‭ ‬Comme aujourd’hui en de nombreux endroits.‭ ‬Là où nous travaillons moins,‭ ‬nous le devons à des milliers d’actions comme celles qu’allaient entreprendre ces travailleurs avec leur cloche.‭ ‬En cette même année‭ ‬1901‭ ‬était née à Buenos Aires la Société de résistance des calfateurs unis,‭ ‬fondée dans la foulée de la création de la Fédération ouvrière de la région argentine‭ (‬FORA‭)‬,‭ ‬l’une des premières centrales anarcho-syndicalistes du monde.‭ ‬À cette époque la plupart des ouvriers n’envisageaient de conquérir de nouveaux droits que s’ils se battaient aussi,‭ ‬dans le même mouvement,‭ ‬pour la révolution et l’abolition du capitalisme.

Les ouvriers du syndicat des calfateurs avaient décidé qu’ils ne travailleraient plus que huit heures par jour.‭ ‬Que cela plaise ou non au patron.‭ ‬Ils trouvaient qu’il faisait bien assez de bénéfices comme ça.‭ ‬Ils avaient bien essayé de discuter,‭ ‬mais la direction ne comprenait que le rapport de force.‭ ‬C’est le propre de l’entreprise.‭ ‬La sujétion du producteur.‭ ‬Le‭ ‬16‭ ‬octobre‭ ‬1901,‭ ‬Antonio Ciarlo fit sonner la cloche à‭ ‬7‭ ‬heures du matin,‭ ‬pour marquer l’embauche.‭ ‬Puis à‭ ‬11‭ ‬heures elle indiqua l’heure de la pause déjeuner.‭ ‬À‭ ‬13‭ ‬heures,‭ ‬la reprise,‭ ‬et enfin à‭ ‬17‭ ‬heures,‭ ‬la fin de la journée de travail.‭ ‬Huit heures.‭ ‬Ni plus ni moins.‭ ‬Ce jour-là,‭ ‬au chantier naval Grondona qui se trouvait dans le quartier de La Boca,‭ ‬juste en face de la Vuelta de Rocha à l’entrée de l‭’‬arroyo Maciel,‭ ‬pour la première fois dans toute l’Amérique du Sud les ouvriers commencèrent à ne travailler que huit heures par jour.

***

 
Elle venait de loin,‭ ‬la revendication des huit heures.‭ ‬Certainement était-elle arrivée par la mer,‭ ‬avec les milliers d’immigrés et leurs idéaux d’émancipation.‭ ‬Le‭ ‬28‭ ‬septembre‭ ‬1864,‭ ‬à Londres,‭ ‬au Saint-Martin’s Hall avait été fondée l’Association internationale des travailleurs,‭ ‬la première internationale.‭ ‬En‭ ‬1866‭ ‬elle mit la revendication de la journée de huit heures à son programme d’action.‭ ‬Vers‭ ‬1880,‭ ‬la crise frappe l’économie des USA,‭ ‬plongeant des millions de travailleurs dans la misère et l’angoisse.‭ ‬C’est alors que naissent les premières grandes organisations ouvrières d’Amérique.‭ ‬Dans l’hémisphère nord aussi il était courant de travailler quatorze ou seize heures par jour pour des salaires faméliques qui permettaient à peine de nourrir une famille.

En‭ ‬1884,‭ ‬un congrès à Chicago décide de conquérir la journée de huit heures.‭ ‬Ils se donnent deux ans pour y parvenir.‭ ‬Grèves,‭ ‬luttes,‭ ‬manifestations,‭ ‬débrayages,‭ ‬tracts,‭ ‬meetings‭… ‬En‭ ‬1886,‭ ‬une loi établit la journée de huit heures.‭ ‬Mais face au refus des patrons de l’appliquer,‭ ‬et à l’inaction de l’État,‭ ‬les ouvriers décident de lancer un vaste mouvement de grève coordonné,‭ ‬à partir du‭ ‬1er mai.

À Chicago,‭ ‬grande cité industrielle,‭ ‬une entreprise choisit de répondre par la brutalité.‭ ‬Le fabricant de machines agricoles McCormick licencie mille deux cents de ses employés grévistes.‭ ‬Le‭ ‬3‭ ‬mai‭ ‬1886,‭ ‬les ouvriers organisent un grand meeting de protestation face à l’usine.‭ ‬La police commence par essayer de disperser la foule,‭ ‬s’exaspère et considère que puisqu’ils ont des armes,‭ ‬une hiérarchie qui les couvre et que l’ordre vaut plus que la vie de ces insoumis,‭ ‬elle tire,‭ ‬tue deux personnes et en blesse de nombreuses autres.
Toile de Quinquela Martin
Les syndicats convoquent une deuxième manifestation,‭ ‬deux jours plus tard.‭ ‬Face à des milliers de travailleurs parlent les anarchistes Albert Parsons,‭ ‬Michael Schwab,‭ ‬August Spies :‭ ‬discours contre la police et les patrons.‭ ‬N’oublions pas‭ ‬ :‭ ‬les ouvriers ne faisaient que demander l’application d’une loi,‭ ‬une vie digne,‭ ‬et deux d’entre eux venaient d’être abattus.‭ ‬À la fin du meeting,‭ ‬cent quatre-vingts policiers se postent aux abords de la tribune et ordonnent aux ouvriers de se retirer.‭ ‬Une main anonyme lance une bombe qui tue plusieurs agents et manifestants.

Les jours suivants la police recherche les meneurs,‭ ‬des coupables.‭ ‬En juin,‭ ‬huit hommes sont emprisonnés.‭ ‬Le‭ ‬11‭ ‬novembre‭ ‬1886,‭ ‬quatre d’entre eux sont exécutés par pendaison‭ ‬ :‭ ‬Albert Parsons,‭ ‬August Spies,‭ ‬Adolph Fischer et George Engel‭ (‬ces trois derniers étaient des immigrés allemands‭) ; ‬Louis Lingg,‭ ‬lui aussi natif d’Allemagne,‭ ‬se suicide.‭ ‬Ces hommes passeront à l’histoire sous le nom les martyrs de Chicago.‭ ‬Un jugement de classe,‭ ‬idéologique,‭ ‬les avait condamnés à mort sans qu’il n’ait jamais été possible de prouver leur culpabilité,‭ ‬et sans tenir compte de leurs déclarations d’innocence.‭ ‬Ces événements auront une répercussion internationale et les mouvements ouvriers du monde entier se donneront le‭ ‬1er mai comme jour de lutte et de revendications.‭ ‬Au XXIe siècle la tradition perdure,‭ ‬malgré les tentatives de faire de ce jour une‭ « ‬fête du travail‭ »‬,‭ ‬l’inverse de ce qu’il est.

***

 
Buenos Aires,‭ ‬1901.‭ ‬Les échos des premières luttes des travailleurs étasuniens étaient arrivés en Argentine.‭ ‬Les ouvriers avaient décidé et ne lâcheraient pas.

La nouvelle s’est rapidement répandue dans le port et à travers toute la ville‭ ‬ :‭ ‬une cloche avait sonné la journée de huit heures.‭ ‬L’État avait donné ordre à la police de trouver ce symbole en bronze de la lutte des travailleurs.‭ ‬Alors les ouvriers avaient caché la cloche chez eux.‭ ‬Mais ils savaient que la police lancerait des perquisitions et finirait par la trouver.‭ ‬Ils s’étaient réunis,‭ ‬le noyau le plus militant,‭ ‬et avaient décidé qu’ils iraient dissimuler la cloche sous une balise,‭ ‬à l’entrée de l‭’‬arroyo Maciel.

Au bout d’une année de conflits et de grèves auxquelles s’étaient joints les charpentiers,‭ ‬les peintres,‭ ‬les chaudronniers,‭ ‬la journée de huit heures est cédée par les chantiers navals et les persécutions cessent.‭ ‬Alors les hommes,‭ ‬les mêmes qui avaient été l’accrocher en barque,‭ ‬vont chercher leur cloche et emportent le symbole des conquêtes ouvrières au siège du syndicat.

Les années passent et les navires en bois disparaissent.‭ ‬Le syndicat des calfateurs finit par se dissoudre.‭ ‬Les anciens remettent la cloche à la fédération des ouvriers des constructions navales.

***

 
En‭ ‬1949,‭ ‬le pouvoir péroniste a investi et pris le contrôle de la plupart des syndicats‭ ; ‬les militants de‭ ‬navales craignent que ceux-ci la volent,‭ ‬pour assoir une légitimité dans le monde ouvrier qu’ils n’ont pas.‭ ‬Alors ils chargent le secrétaire du conseil fédéral,‭ ‬Humberto Correales‭ – ‬que ses camarades appelaient l’ouvrier intellectuel‭ – ‬de la remettre,‭ ‬sous la forme d’un prêt,‭ ‬au musée Quinquela Martin,‭ ‬le grand peintre de La Boca.

En‭ ‬1996,‭ ‬constatant que la cloche est négligée,‭ ‬peu protégée,‭ ‬le secrétaire fédéral de‭ ‬navales,‭ ‬Orlando Torrado,‭ ‬convoque une assemblée de la vieille fédération de la construction navale.
La cloche des huit heures et Orlando Torrado
La plupart des participants sont retraités.‭ ‬En‭ ‬1956,‭ ‬ils avaient mené leur dernière grande grève,‭ ‬quatorze mois de lutte en pleine dictature militaire,‭ ‬pour la reconnaissance du caractère insalubre de leur travail et la journée de six heures.‭ ‬La plus longue grève du siècle.‭ ‬Et la première du monde pour les six heures.‭ ‬À l’issue de cet affrontement homérique,‭ ‬l’anarcho-syndicalisme ouvrier en Argentine entre en léthargie.‭ ‬Il y est encore,‭ ‬il en sortira peut-être un jour.‭ ‬Leurs efforts et leurs succès,‭ ‬c’est en vie moins rude qu’ils se mesurent.‭ ‬Ils n’ont pas réussi à renverser les fondements de la société d’injustice qui permet à certains de vivre du labeur d’autrui.‭ ‬Mais leurs luttes et leurs conquêtes ont amélioré les conditions de travail et de vie de millions de personnes.‭ ‬Ces hommes n’ont rien perdu de leur fougue et de leur soif d’utopie.‭ ‬Leur génération ne verra pas le grand changement‭ ; ‬qu’importe.‭ ‬D’autres suivront et un jour,‭ ‬dans dix ans,‭ ‬cent ou mille,‭ ‬les gens considéreront avec peine et incrédulité l’époque où le simple fait de posséder un capital permettait d’en amasser davantage en assujettissant ceux qui n’ont que leur temps,‭ ‬leur force,‭ ‬leurs compétences.‭ ‬Dans l’assemblée se trouve Puchero‭ – ‬Carlos Scharf‭ –‬,‭ ‬le vieux au foulard rouge qui,‭ ‬des années plus tard,‭ ‬me montrera son atelier de mécanique navale et ses amis le peintre infidèle et le grand-père barbu.‭ ‬Il y a aussi Oswaldo Bayer,‭ ‬journaliste et historien qui a tiré de l’oubli les grandes grèves insurrectionnelles de la Patagonie,‭ ‬en‭ ‬1920-1921,‭ ‬et l’épopée des anarchistes expropriateurs.‭ ‬Orlando et son frère Horacio Torrado proposent de remettre la cloche à la FORA,‭ ‬la vieille centrale anarcho-syndicaliste argentine.‭ ‬Mais Puchero déclare que ce serait trop facile de la voler.‭

Un coup d’épaule dans les portes du local,‭ ‬et c’en serait fait.‭ ‬C’est qu’ils y tiennent à leur symbole.‭ ‬L’histoire est en général celle des dominants,‭ ‬rois,‭ ‬généraux,‭ ‬capitaines d’industrie et grand bourgeois.‭ Jouir de la vie... Orlando Torrado et sa femme lors de leur mariage‬Cette cloche,‭ ‬c’est l’histoire de ceux qui travaillent,‭ ‬de ceux qui,‭ ‬pied à pied,‭ ‬ont lutté pour avoir le temps de s’instruire,‭ ‬de jouer avec leurs enfants et de simplement jouir de la vie.‭ ‬C’est vrai,‭ ‬elle ne serait pas à l’abri,‭ ‬à la FORA.‭ ‬Alors Puchero propose de remettre la cloche au musée historique de la Boca.‭ ‬Je ne peux m’empêcher d’imaginer le vieil anarchiste sourire en proposant de léguer leur trésor à une institution.‭ ‬Le‭ ‬1er mai‭ ‬2008,‭ ‬au cours d’une cérémonie simple et poignante,‭ ‬la cloche est remise au musée.‭ ‬Une seule condition accompagne le don‭ ‬ :‭ ‬la cloche ne doit‭ « ‬être donnée ou prêtée à aucune institution ou personne privée.‭ ‬Elle doit demeurer dans ce musée comme symbole et exemple pour les générations à venir‭ »‬.‭ ‬Domingo Trama,‭ ‬ancien dirigeant‭ – ‬il détestait ce terme honni des libertaires,‭ « ‬militant‭ » ‬aurait-il corrigé‭ – ‬de‭ ‬navales déclare‭ ‬ :‭ « ‬Tant que notre ami le grand artiste Quinquela Martin vivait,‭ ‬la cloche des huit heures était en lieu sûr dans son musée.‭ ‬Après sa mort,‭ ‬son œuvre et son patrimoine sont aux mains de l’État.‭ ‬Et comme l’État ne nous inspire aucune confiance,‭ ‬nous la reprenons pour la déposer au Musée historique de La Boca avec nos pensées de liberté et de fraternité‭ »‬.

Elle y est encore visible.‭ ‬Et dans tout Buenos Aires comme dans le monde entier,‭ ‬des millions de vieux et de jeunes œuvrent aux mêmes luttes que celles qui ont fait naître la cloche des huit heures.

 
 
À Orlando Torrado,‭ ‬qui m’a raconté cette histoire en février‭ ‬2016‭ ‬à‭ ‬89‭ ‬ans,‭ ‬à Avellaneda,‭ ‬banlieue portuaire de Buenos Aires.
 
 


 
Leo S. Ross
28 mars 2016

 
 
 
 
 
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