abordages

Patria

Esta novela cuenta la historia de dos familias vascas destrozadas por el asesinato de un empresario cometido por ETA. El estilo, vivo, se acerca constantemente a la primera persona. Fernando Aramburu utiliza muchas imágenes impactantes, como, hablando de un preso : estaba más tranquilo que un árbol caído (citación aproximativa : este libro no lo “leí”, lo escuche ; razón por la cual no tengo apuntes precisos). ETA no es la única causa de los dramas que padecen los personajes, lo que genera una sensación de destino trágico. Como si algo aplastara irremediablemente a esa gente. La novela es un drama familiar en un contexto histórico, cuyos protagonistas mas fuertes y memorables son bravas mujeres (...)

 
 

Gir

Couché sur les pavés L’air caresse, le pauvre, il n’y peut rien Je fais corps avec la pierre, je crois Ils sont chauds Passent des pigeons qui m’ignorent Comme si j’étais une miette inbouffable Couché sur les pavés Tout le monde est cramé Les humains m’ont oublié Je gis Les pigeons repassent Mes viscères en pagaille À chaud Questions en faisceaux Sans plis Mon cœur est-il un viscère ?

 
 

La bataille

« - Demain, on va s’entre-tuer au canon dans cette plaine verte. Il y aura beaucoup de rouge, et ce ne seront pas des fleurs. Quand la guerre sera finie... - Y en aura une autre, mon colonel. La guerre elle sera jamais finie, avec l’Empereur. - Tu as raison » (Dialogue entre le colonel Lejeune et le voltigeur Vincent Paradis, p. 61) La bataille, c’était un vieux projet de Balzac. Un livre consacré à la bataille d’Essling que les troupes de Napoléon livrèrent aux Autrichiens en 1809. Mais il ne l’écrivit jamais. Patrick Rambaud, en un geste à la fois filial et présomptueux, l’a écrit, ce roman historique. Une chance pour les lecteurs et la littérature. J’avais lu ce livre à sa sortie en 1997, le (...)

 
 

Cormorans

nglué de noir, l’un de mes premiers souvenirs Que les entrailles de l’Amoco Cadiz avaient crevé Une silhouette de navire sombre Cormoran breton Bel oiseau ventru qui semblait rire De mon passage et de nous Cormoran patagon Ces noirs qui plongent et disparaissent Dont j’ignore les cris On les voit sur les roches ou les arbres Sécher leurs plumes, ailes déployées Cormoran parisien Ils sont ma patrie Mon enfance Ma longue vie Mes joies Mes lieux et mes larmes

 
 

Ménage

’abord, il y a l’horreur du terme. Femme de ménage. C’est une femme qui, littéralement, appartient à son activité. Une essentialisation de la servitude. C’était avec quelques collègues, j’avais tiré la discussion de sous le tapis des platitudes que semblent générer les machines à café d’entreprise. La plupart n’y voyaient pas malice ; seul l’un d’entre eux, bien qu’ayant les moyens, déclara n’en avoir jamais employé – mais sans trop savoir pourquoi. Alors, bien sûr, pour détendre l’atmosphère, il peut y avoir des cas où je comprends : dépendance, maladie, handicap, grand âge, surmenage suite à un changement de vie… Mais je ne comprends pas qui emploie « quelqu’un » tout en trouvant le temps de faire du sport, de (...)

 
 

La quête de l’ultime

urieuse activité que la course au large. Pour avancer au plus vite, il faut sauter de dépression en dépression. Courir les océans est une confrontation à l’espace et au temps, dit Thomas Coville en préface. Quoi de plus ? Je veux dire, se confronter à l’espace et au temps n’est-ce pas, essentiellement, la vie ? Ensuite, Alexandre Chenet et Renaud Garreta prennent la barre et nous emmènent dans le sillage d’un grand projet que le marin a tenu à bout de bras pendant des années : une course autour du monde en solitaire, en trimaran classe ultime, des monstres devenus volants. Son projet marquera peut-être davantage l’histoire que son record, au premier plan de la bande dessinée. Cette nouvelle course, (...)

 
 

Une nuit au concert

n concert de musique classique, ça faisait des années. J’en écoute beaucoup, pourtant ; mais le temps passe et les salles de concert feutrées restaient loin. Une amie de ma compagne qui ne peut se rendre à la philharmonie, cette grande boite de conserve dont un architecte génial a fait une œuvre d’art, à côté du périphérique, à l’est de Paris. Nous mangeons, ma compagne insiste, il est vingt heures, ma fille rechigne à voir s’envoler son histoire du soir, j’hésite, ça commence à 20h30. Allez. Je saute sur ma vénérable 750, 22 ans et quelques fuites d’huile noire. On blinde et on y laisse de la gomme sur le bitume, on ne s’en veut pas, on se connaît bien tous les deux. Approchant du périph je me rends compte que (...)

 
 

Le puits

’est une fable, un conte métaphorique, un petit récit d’aventures. Deux enfants tombent dans un puits, deux frères. Le grand représente la rationalité, le devoir ; le petit représente le rêve et la poésie. Mais ils ne parviennent pas à remonter et en sont rapidement réduits à manger vers et insectes pour survivre à leur interminable enfermement terreux. On ne sait qui les y a poussés, on devine que la mère y est pour quelque chose. Cent vingt pages environ, et c’est bien assez, tant il est difficile de tenir la longueur dans quelques mètres carrés à sept mètres de profondeur. Le mieux à faire, avec ce cours roman, est de se laisser aller avec les images. Pour le reste, c’est tout de même proche de la grande (...)

 
 

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